Un été sous haute protection …
L’été arrive. Avec son cortège de dossiers qui nous donnent les recettes miracles pour être, cette année encore, ou cette année enfin, mince, bronzé(e), séduisant(e) et en pleine forme. Charlotte, Leila et Quentin ont choisi cette fois de ne plus écouter les promesses des magazines mais de faire appel à leur bon sens en s’appuyant sur informations scientifiquement démontrées… sur RéactionsChimiques.info.
Maudits capitons
Charlotte, par exemple, regrette chaque printemps les crêpes et tartiflettes dont elle s’est régalée tout l’hiver. Et chaque printemps, Charlotte a recours aux crèmes anti-cellulite. Certaines d’entre-elles prétendent aider à dégrader les cellules graisseuses et pourraient en limiter ainsi le volume ou le nombre. D’autres interviennent sur la rétention d’eau ou sur le tissu conjonctif et les fibres de collagène qui entourent les cellules graisseuses.
Mais cette année, Charlotte a surtout décidé de faire du sport. Les heures qu’elle y consacre comptent double. Elle s’est en effet équipée de vêtements dont le tissu, à base de polyamide, favorise une meilleure thermorégulation corporelle et limite l’accumulation d’acide lactique, origine de la fatigue musculaire et des crampes. Bien dans ses vêtements, Charlotte peut ainsi courir plus longtemps.
Attention, peau fragile !
Quentin aime accompagner Charlotte pour un petit footing mais son problème, c’est le soleil. Incapable de s’exposer sans virer écarlate. Sur le conseil naïf de Charlotte, il avait essayé les autobronzants pensant protéger sa peau et avait acquis une jolie coloration de peau, grâce à l’interaction entre la dihydroxyacétone (DHA), un sucre naturel contenu dans le produit, et les cellules superficielles de l’épiderme.
Mais à la première exposition, un joli coup de soleil lui a appris que les autobronzants ne sont pas des produits de protection solaire, car ils ne contiennent pas de filtre solaire. Les filtres protègent des UVA, qui représentent environ 95% des rayons ultraviolets et sont à l’origine du vieillissement de la peau et des rides. Mais aussi des UVB, lesquels représentent environ 5% des rayons ultraviolets et sont à l’origine des coups de soleil, du vieillissement de la peau et du cancer de la peau. Désormais, Quentin évite de s’exposer durant les heures les plus chaudes de la journée et il protège au maximum sa peau avec des vêtements et l’application d’une crème de protection solaire. Les crèmes contiennent plusieurs sortes de filtres. Les filtres organiques contiennent du carbone, qui protège la peau, chacun dans une certaine gamme de longueurs d’onde. Il est donc nécessaire d’associer plusieurs filtres différents pour disposer d’une protection efficace contre les UVA et les UVB. Les filtres minéraux contiennent des micro-pigments qui reflètent les rayons UV sur la peau, tels des miroirs. C’est pourquoi ils agissent dès l’application de la crème et restent efficaces longtemps sauf en cas de bains prolongés, de frottement ou de très forte transpiration. Les filtres minéraux sont présents sous forme de nanoparticules, comme l’est le dioxyde de titane, utilisé depuis bientôt 20 ans.
Protection maximale
Quentin ne met de la crème que sur les parties visibles de son corps. Pour protéger ses épaules et son dos, il pensait initialement qu’un simple T-shirt suffisait. Pourtant, les tissus laissent passer le rayonnement UV nocif et en particulier les tissus légers d’été.
Dans les textiles traditionnels, une première précaution consiste à choisir un tissu sombre, avec une trame très serrée pour éviter l’espace entre les fils. D’où la célèbre tenue des « hommes bleus » du désert ! Certains textiles sont également traités anti-UV, notamment en y incorporant des absorbeurs d’UV telles que les substances minérales (dioxyde de titane, oxyde de zinc, aluminium et silicate d’alumine) et les matières organiques (benzotriazol, hydrobenzophénole et phényltriazine). Ces traitements sont utilisés jusqu’aux maillots de bain. Appelés transbronzants, ceux-ci sont composés de fil de polyester de structure très cristalline qui joue un rôle protecteur en diffractant les rayons du soleil, filtrant ainsi 60% des UV.
Ils peuvent désormais courir tout l’été. On ne sait pas encore si septembre les verra minces, bronzés et séduisants. Mais s’ils ont pris du plaisir à courir sans souffrir de leurs tracas, l’été aura été positif.











